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             A fan website for Doc Neeson friends NO EXIT
             Un site pour les amis de Doc Neeson  NO EXIT


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BIOGRAPHIE

Né à Belfast de parents irlandais, Bernard Neeson a passé ses jeunes années à visiter les vestiges de l’empire britannique en suivant son père, soldat de métier dans l’armée de sa majesté.

Au terme de ce périple, la famille s’installe à Adelaide en Australie où Bernard poursuit ses études et décroche ses diplômes. Il effectue ensuite son service militaire dans l’armée australienne et est envoyé en Nouvelle Guinée avec le grade de sergent.

Rendu à la vie civile, il complète ses études et obtient licence et maîtrises en art cinématographique et en littérature. Il s’intéressera plus particulièrement aux premiers réalisateurs russes et allemands et aux poètes et écrivains européens et américains. Bernard maîtrise également le difficile art littéraire japonais du « haïku ».

A cette époque, comme il ne se passe pas grand-chose dans l’industrie du cinéma australien dans laquelle Bernard rêve de faire carrière, il gagne sa vie en attendant que l’occasion se présente en jouant de la guitare et de la basse en concert avec les frères Brewster, Rick et John.

Sous le nom de « Doc Neeson», dans le groupe d’abord intitulé « The Moonshine Jug & String Band » ils font les scènes locales et se taillent une réputation de même dimension.

La majeure partie du temps, Doc Neeson partage la composition des titres avec les frères Brewster.

En 1974, ils se rebaptisent Keystone Angels. Le groupe était alors composé de quatre membres. Outre les frères Brewster aux guitares, Doc Neeson, au chant, officiait alors (également) à la basse et Charlie King à la batterie. C’est en 1975 ou 1976 que la légende prétend qu’ils furent découvert lors d’un set auquel assistaient Angus Young et Bon Scott ( AC/DC) et leurs producteurs Vanda & Young. Renforcés d’un bassiste, Chris Bailey, avec un autre batteur, Graham Throckman « Buzz » Bidstrup et sous un nom plus simple à retenir – the Angels – ils composent un premier album au nom éponyme produit chez Albert Production (de qui vous savez maintenant), dont un des titres – Am I Ever Gonna See Your Face Again – fait un hit en Australie.

La percée se produit à l'occasion de la sortie de leur deuxième album "Face To Face" en août 1978, moins d'un an après le premier LP. Cet album renferme une bonne part des classiques du groupe comme ; "Take A Long Line", "Marseilles", "Coming down".

The Angels se distingue alors d'AC/DC en ce qu'il est plus proche du punk ou de la new wave. Ses membres n'ont pas les cheveux longs ni de tenues spéciales (clous, cuirs, strass, paillettes) souvent en vogue dans les groupes hard.

Les frères Rick et John sont d'une sobriété déroutante. Un concert des Angels c'est une rythmique - basse et batterie efficace sans être lourde et des riffs égrenés avec application par John Brewster caché derrière ses lunettes noires. Et que dire de Rick Brewster, "lead guitar" du groupe immobile durant tout le set, une expression figée sur le visage et qu'on doit chercher dans le recoin le plus éloigné possible du centre de la scène ?

En fait, Doc Neeson prend toute la place théâtralisant chanson après chanson, délivrant quelques réflexions énigmatiques ou lourdes de sens entre les morceaux. Il  gesticule, saute, cours, descend dans le public pour chahuter les spectateurs des premiers rangs, une véritable pile. Le Doc interprète et incarne chaque chanson à la perfection.

Une tournée dans toute l'Australie achève de fidéliser les fans pour longtemps. Très vite un troisième album vient s'ajouter à la collection en juin 1979. No Exit, aussi dynamique que le précédent comporte également nombre de classiques du groupe comme Mr Damage, Shadow Boxer, Save Me...

C'est aussi l'année ou la compagnie Epic Records (CBS), flairant la bonne affaire, signe le groupe pour une durée de cinq ans. Dans l'optique de lui donner une dimension internationale elle sort dans le reste du monde une compilation des deux derniers albums qui s'intitule "Face To Face", le groupe prenant pour l'étranger le nom d'Angel City pour éviter qu'il soit confondu avec un groupe américain dénommé Angel.

Suivent deux tournées supplémentaires en Amérique (USA et Canada) où ils remportent un grand succès et en Europe tirés par la réputation devancière d'AC/DC.

En 1980, ils sortent leur dernier album avec Albert Productions, the Angel Greatest, et leur premier avec Epic : "Dark Room".

La version internationale de Dark Room renferme encore deux anciens titres qui n'ont pas pu être inclus dans la compilation Face To Face (Ivory Stairs et Straight Jacket) mais qui sont interprétés dans de nouvelles versions.

Angel City passe en France en novembre 1980, partageant l'affiche avec Cheap Trick. Ils assurent la première partie du spectacle.

En 1981, ils composent Night Attack (décembre 1981), album plus hard que ses devanciers. C'est l'époque où le batteur néo zélandais Brent Eccles les rejoint succédant à la batterie à Buzz Bidstrup. La tournée qui s'en suit aux Etats Unis et au Canada remporte encore un important succès, le groupe faisant salle comble à de nombreuses reprises devant des affluences de 3 à 5000 personnes et plus encore au Canada. Chris Bailey en manque la première partie et se trouve provisoirement remplacé par un bassiste de Los Angeles : Jim Hilbun. Bientôt, dès avril 1982, Jim devint membre du groupe à part entière en lieu et place de Chris.

Surviennent alors avec Epic CBS des problèmes qui freinent l'impact commercial de l'album aux Etats Unis en particulier.

Après des mois de studio, Watch the Red sort en mai 1983. Nouvelle galette plus ou moins expérimentale avec quelques compositions bizarres, on y découvre également que John Brewster sait parfaitement chanter (No Sleep In Hell). Il partageait d'ailleurs cette fonction avec Doc Neeson chez les Moonshine Jug & String Band.

Temporairement expatrié à Los Angeles au milieu de l'année 1984, avec la promesse que cette fois tout allait marcher comme sur des roulettes, le groupe passe trois mois de studio en studio et de producteur en producteur pour parvenir à sortir Two Minute Warning. Hélas, à cause d'une nouvelle défaillance d'une maison de disque américaine les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous. Et ceci malgré de bonnes critiques reçues pour leurs shows et malgré que nombre de titres de l'album soient généreusement diffusés dans le pays

De retour en Australie, John Brewster quitte le groupe et Bob Spencer prend sa suite.

En décembre 1986 paraît Howling un album pop rock dont émergent trois hits : Don't Waste My Time, Nature of The Beast et une reprise de We Gotta Get Outta This Place des Animals.

Howling ne sortira qu’en Australie.

De la tournée qui suit il faut se souvenir qu'à Perth Doc Neeson tiré dans le public se brise la rotule.

Refusant d'annuler les dates suivantes, il va assurer plâtré assis dans un siège de dentiste pendant pratiquement deux mois.

En 1988, The Angels réalisent  un double live de 24 titres enregistrés pendant la tournée Howling intitulé Liveline. Les morceaux choisis couvrent toute l'histoire du groupe depuis ses débuts.

Le groupe signe alors un nouveau contrat commercial avec Chrysalis pour l'international et part enregistrer Beyond Salvation à Memphis avec le producteur de ZZ Top.

Le processus d'enregistrement manque d'en prendre un coup suite au départ de Jim Hilbun qui contraint le groupe à auditionner trois jours avant de décoller pour Memphis. C'est un jeune bassiste de 21 ans James Morley qui prend sa place. Autre avantage, il connaît le répertoire du groupe par chœur.

L'album sort en juin 1990 et malgré les déclarations peu amènes de certains membres des Angels à la presse spécialisée, l'album fait n°1 au pays. Cet album sera leur dernière tentative pour s'imposer dans le monde, seulement la version commercialisée à l'étranger n'a que trois titres communs avec l'originale, les autres morceaux provenant d'enregistrements plus anciens. Une fois de plus pour d'obscures raisons le groupe ne parvient pas à s'imposer hors d’Australie malgré son immense talent.

En 1991, le batteur Brent Eccles devient le manager du groupe.

Ils sortent Red Back Fever en novembre après six mois de studio. En 1992, Bob Spencer et James Morley quittent le groupe pour entreprendre des carrières en solo.

Les trois membres restant le prennent avec philosophie. Mais l'envie de continuer est toujours présente. Sollicité par des fans néo zélandais pour donner un concert, ils invitent John Brewster et Jim Hilbun à revenir et repartent ensemble.

La tournée d'adieux marche si bien qu'ils décident alors de rester.

En mars 1998 paraît leur dernier album sur un label indépendant Skin and Bone.

En novembre 2001, suite à un accident de la circulation, Doc Neeson est forcé de laisser le groupe. Un camion est venu s’encastrer à l’arrière de sa voiture le blessant grièvement.

Doc se remet difficilement physiquement et psychologiquement et en garde d’importantes séquelles douloureuses et une vue brouillée.

En 2005, pensant être rétabli, il ne rejoint pas les Angels, souhaitant réaliser des projets personnels. Avec Jim Hilbun il fonde alors un nouveau groupe d’abord dénommé « Doc Neeson Angels » dont l’appellation sera changée pour « Red Phoenix ».

Doc a recruté deux anciens membres du groupe Dragon, Alan Mansfield (claviers) et Peter Northcote (Guitare), et Peter Clarke puis Fab Omodei musiciens expérimentés se succèderont à la batterie.

Un premier album simplement intitulé « Red Phoenix » vient concrétiser les efforts entrepris. Mais toutes les dates de tournées sont ensuite annulées à cause de l’état de santé de Doc.

Aujourd’hui, Doc Neeson semble sortir de ses ennuis et amorce un retour avec la sortie d'un album acoustique de reprise des titres des Angels sous le nom de Doc Neeson Angels. Finalement, le Phénix rouge renait de ses cendres.

Où es-tu Doc ? Nous espérons que tu vas bien. Si tu as l’occasion de lire cette page écris-nous.